A.-L.-M. NICOLAS

Consul général en retraite.

Qui est le successeur du BAB ?

: PARIS LIBRAIRIE D'AMÉRIQUE ET D'ORIENT ADRIEN MAISONNEUVE . 5, rue de Tournon, 5 1933

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VILLIERS (Baron Marc de). L'EXPÉDITION DE CAVELIER DE LA SALLE DANS LE GOLFE DU MEXIQUE (1684-1687). Paris, 1931, in-4° couronne, 235 pages, 12 cartes dont ? hors-texte se dé- pliant, dont une donnant l'itinéraire de La Salle ; tirage en deux PORTEURS TA AT Re PR le qe 80 fr.

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PER

OUVRAGES DU MÊME AUTEUR

La Divinité et le vin chez les poètes persans, Maisonneuve éditeur.

Quelques odes de Hafiz, Leroux, éditeur. Le Beyan arabe, traduction, Leroux, éditeur.

Le livre des Sept preuves et la Mission du B&b, Maison- neuve. ,

Seyyed Ali Mohammed dit Le B4b, Dujarric.

Le Beyan Persan, traduction, Geuthner.

Essai sur le Cheihhisme : L.Cheikh Ahmed Lahçahi ; IT.

Seyyed Kazem Rechft : III. La doctrine ; IV. La - science de Dieu, traduction Geuthner.

3

Revue du Monde musulman (Le Dossier vusso-anglais du Bâb).

Revue de l’histoire des Religions (Note sur la Volonté primitive et l’Essence Divine d’après le Bäb).

| Journal asiatique (Les Béhahis et le Bâb).

Ces ouvrages peuvent être obtenus à la Librairie Adrien Maisonneuve, 5, rue de Tournon, Paris, 6e.

Portrait de AGHA-Dian-BeK, colonel du régiment des Béha- douran qui fusilla le Bâb le 8 juillet 1850 à Tauris.

A.-L.-M. NICOLAS

Consul général en retraite.

Qui est le successeur du BAB ?

PARIS LIBRAIRIE D'AMÉRIQUE ET D'ORIENT : ADRIEN MAISONNEUVE 5, rue de Tournon, 5 1933

QUI EST LE SUCCESSEUR du BAB ?

Quel est le successeur du Bâb ?

La question est, je crois, assez facile à résou- dre, mais la solution à laquelle j'aboutis ne plaira certainement pas à une excessive majorité de croyants actuels.

Si je m'en rapporte à tous les historiens persans antébéhahis, c’est indiscutablement Mirza Yahya Soubh-i-Ezel qui est ce succes- seur.

Que par la suite il y ait eu une nouvelle manifestation divine, je le veux bien, mais je me refuse à envisager cette question, car durant plus de vingt-cinq ans j'ai étudié et approfondi le Babisme,.… le Babisme seul.

D'ailleurs, le problème tel que le posent les Béhahis consiste en près de quatre termes :

Hope

nomination du Bäb, nomination de Soubh-- Ezel, destitution de Soubh-i-Ezel, nomination de Béha-Oullah (1).

Je me bornerai donc à passer en revue les opinions diverses à ce sujet, laissant au lecteur le soin de décider lui-même.

Je dois dire d’abord, qu'en principe, la question me serait indifiérente, si je n'avais déjà écrit plusieurs ouvrages sur sooe Ali Mohammed, ditle Bäb.

J'ai donc pris plus ou moins figure, oh bien modeste ! d’historien, et, comme tel, je crois de mon devoir de dire ce qui me semble ressor- tir de mes très longues études. Celles-ci ont été poussées profondément et durant plus de 25 années, pendant mon long séjour à Téhéran.

J'ai lu, seul ou avec des Persans instruits, les uns croyants, les autres indifférents, les troi- sièmes‘hostiles, beaucoup des œuvres du Bâb..., pas toutes, malheureusement !

_ Et, à ce sujet, une remarque s'impose à moi. Je préviens le lecteur que je suis un simple particulier, en aucune façon éclairé ou guidé par la lumière divine. Je puis donc me tromper, et

N

(x) Car enfin Dieu ne peut nommer un second prophète durant l'existence du Rae d’un premier.

en

si ce fait, tout naturel, se produit, j'en demande pardon à mes lecteurs.

Je prends de Béha Oullah, «l'Epître au Hs du Loup » (1), je l’ouvre à la page 168 et je lis : « Dieu est témoin et sait que je n'ai jamais lu le Bayân et n'ai pas vu ses propositions », ce qui ne l'empêche pas, quelques lignes plus bas, de citer cet ouvrage qu'il ignore. Il dit:« Mon Dieu! si cet arbre, c’est-à-dire cette existence sacrée (c'est-à-dire le Bâb) produitunfruit, une feuille ou bien une branche qui n'ait pas foi en Toi, arrache-les à l'instant même. Et toi, dans cent volumes (2), tu as contredit le Bayân ettu enes fier! »

Il insiste et dit plus bas : « J'ai toujours été dans le tourment (3) et n'ai jamais eu la tran- quillité nécessaire pour étudier les livres de l’Altesse Suprême ou d’autres (et en note: Altesse suprême Bâb). »

«J'avais désigné (4) un certain nombre de personnes pour recueillir les écrits du Bâb. Quand ils furent recueillis, je réunis dans un

(1) Traduit par Dreyfus, Paris, Honoré Champion, 1913.

(2) Je pense que là, Béha Oullah s'adresse à un tiers indéterminé.

(3) Peut-être le Bâb a-t-il été plus tourmenté que lui.

(4) La prétention paraît excessive,

a

endroit Mirza Yahya (Soubh-i-Ezel) et Mirza Hassan Khoraçani (Mirza Djévad). Se confor- mant à mes instructions ils écrivirent deux séries complètes d'œuvres de S. A. le Point, Par Allah! j'étais tellement occupé par mes relations avec tout le monde que je n'ai jamais vu ces livres ! et que je n'ai jamais contemplé de mes propres yeux les œuvres du Point... (1). Lors- que je quittai Baghdad, il fut convenu que Mirza Yahya emporterait ces écrits et se rendrait en Perse il les publierait.…. (2).

«.… Une fois arrivé à Mossoul, je vis que Mirza Yahya, qui était parti de Baghdad avant moi, était à m'attendre : bref, il avait abandonné les livres et les œuvres du Bâb à Baghdad (3). »

Je lis page 179 : « Djénab Mirza Ali Akbar l’un des parents, par alliance, du Point, Djénab Aboul Qassem de Kachan et une « foule » (sic) d’autres, fous, sur l'ordre de Mirza Yahyafurent martyrisés (4) ! »

(1) Ignorance regrettable.

(2) Pourquoi ne pas les publier en Turquie, pays d’asile, et préférer la Perse pays ennemi ?

(3 ) Béha Oullah ne les avait-il pas abandonnées lui- même, ces œuvres du Bâb ?

(4) Soubh-i-Ezel en ma présence n’a jamais ainsi inculpé son demi-frère.

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Et les affirmations de l’auteur de «l’Epître au fils du Loup» se terminent toutes en une série de... racontars, par les paroles suivantes : «Bref! par Allah! il (1) accomplit des actes dont LA MENTION FAIT GÉMIR LA PLUME | » Et puis enfin à la page 160 Béha Oullah dit : «O Peuples, lisez ce qui aété révélé, en vérité, dans la porte 8, de la seizième unité du Béyân(2)» ; à vraidire, si ce n’est pas une faute grossière d’impres- sion (3), il m'est difficile de ne pas remarquer que le Béyân persan ne contient que huit unités : est la seizième ?

De ce que Béha Oullah ne connaissait pas les œuvres du Bàb, il est bien certain que Abdoul Béha, son fils, ne les connaissait pas davantage.

C'est malheureux parce que cetteignorance (4) a occasionné son affirmation du Magalé-i-Chaks- i-Séyyah (5) que je relève dans mon article

(1) Mirza Yahya.

(2) Ne comprenant rien à ce passage, j'ai pensé qu'il s'agissait de la porte 16€ de la VIITe unité, maïs il s’agit de tout autre chose.

(3) Dans le Béyan que Soubh-i-Ezel a terminé il existe une 16€ unité.

(4) Est-ce vraiment l'ignorance seule qui est en cause ici ?

(5) Le Magalé-i-Chakhs-i-Séyyah est un écrit anonyme écrit, dit M. Browne (introduction du Tarikh--Jadid,

[10

du Journal asiatique intitulé : Le Bäb et les Béhahis. ;

Il m'est donc permis de dire et d'affirmer que je connais mieux le Bäb que le personnage qui prétend lui avoir succédé et être prophète de Dieu.

Ce titre de précurseur je le retrouve dans la brochure de Gabriel Sacy (1).

A la page 30 de cet opuscule, Sacy écrit : «Le Bâb dit: Qu'il n’était qu'un rayon du soleil de la vérité qui se trouvait au milieu d’eux, qu’il en était et s’en inspirait et qu’enfin ils verraient le soleil après «Hin». C’est un mot arabe qui signifie « Temps » etla valeur de ses trois lettres est 68. Il voulait donc dire après 68, c'est-à-dire après l’an 1268, soit l’an 1269.»

Tout d’abord dans quel livre le Bâb parle-t-il ainsi ? J’en ai lu une grande partie et n’ai rien

page 14) par le fils d’un aspirant à l'autorité suprême dans la nouvelle Eglise divisée pour discréditer la parfai- tement légitime prétention et le dénigrement du caractère parfaitement sans blâme de son rival, moins heureux que lui, et pour nous plonger dans d’éternelles incertitudes.

(1) Du règne de Dieu et de l'Agneau, chez l’auteur, au Caire.

Le Caire, 1802. M. Sacy était délégué par la secte Mar- tiniste pour enquêter sur le Babisme précurseur du Bé- haisme, dit la « Lesson » de l'International School of Prophetes (New-York).

|

trouvé de semblable. Il annonce bien pour une date lointaine l’arrivée de «celui que Dieu doit manifester» et se déclare son esclave comme il se dit l’imam Mehdi promis par Mohammed, et, à son tour, il annonce son successeur. Est-ce une raison pour donner à Mohammed, le Prophète arabe, le titre de précurseur du Bâb et à Jésus-Christ celui de l’annonciateur de Mohammed ?

La théorie Babi veut que le monde soit une université, les Prophètes en sontles professeurs ; tous dépendent de «l'Alma Mater» et se con- fondent suivant le Hadith de Mohammed, les uns dans les autres (1), c'est tout ce que dit le Bäb, qui annonce pour plus tard l’arrivée d'un professeur qui perfectionnera sa doctrine en disant : «Et cela aura lieu au nom de Dieu el Aghiéc, et s'il n'est pas manifesté à cette époque cela aura lieu après el Monstaghaç. El Aghiés : Elif 1, Glain 1.000, 10 et 500, ce quifait 1511.

Mue Isabella Brittingham(2), dans The Reve-

(1) Les Prophètes je les suis. Si tu veux voir Adam, etc.

(2) Je cite les auteurs dont les livres sont peu connus et rares. Les autres sont à la portée de toutes les bourses et faciles à trouver, qu’on les lise et qu'on en tirer la con- clusion. $

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lation of Béha Ullah, brochure assez bien faite et intéressante, dit, page 10 : « Sa mission était celle d'un annonciateur d'un héraut ; son message est l'annonce de l’arrivée du Parfait...» Page 11 : «Et méditant sur Celui dont il était l’honoré héraut annonçant la venue...» Page 13 : «Le propos de ses dires, tant oraux qu'écrits, était de prouver au peuple qu'il n'était que le messager d’un grand qui devait venir établir la révélation de la Paix universelle.» Et encore : «Si quelqu'un entend un seul verset de lui et le récite, cela vaut mieux pour lui que de réciter 1.000 fois le Béyân. »

Page 14: « Le Bâb n'a jamais vu Celui de la venue duquel il était le héraut. Sa connaissance de lui, venait entièrement de Dieu. Mais il disait de lui : Aucun feu n’est plus ardent que celui de se détourner de lui. »

Page 18 : «Les cœurs des sectateurs de ce grand héraut, le Bàb, après son martyre, com- mencèrent à se tourner vers Béha Oullah. Il

était reconnu par {ous comme le centre, mais non le centre avoué. Neuf années après que le Bâb se fut déclaré au monde, Béha Oullah se déclara à un petit nombre de ses disciples. » Page 20: « A la dernière partie de l’année 1863. En ce temps-là de nouveau ce personnage béni

ni

déclara à l'univers qu’il était le libérateur pro- mis (1).» Je pense avoir suffisamment prouvé que le Béhaisme tendait à réduire le rôle du Bàb et à exalter celui de Béha. Il est, je pense, inu- tile d’insister davantage, et celui qui voudrait augmenter sa conviction n’a qu'à lire les œuvres de M. Hippolyte Dreyfus pour se rendre compte du rôle d’annonciateur dévolu à Seyyd Ali Mohammed qui fut un prophète complet, un Charé,comme Jésus ou Mohammed. Son Chériat est le Béyân (2), je ne pousserai pas plus loin (3).

(x) Mie Brittingham ne parle de Soubh-i-Ezel que d'une façon tout à fait épisodique.

(2) I ne faut pas oublier que le Bâb est en Perse dans un pays éloigné il était seul et menaçé de mort, ayant subi le supplice du bâton. Chez lui, l'homme qu'il décla- rait être a dominé un instant le prophète. Il a crié grâce ! Ilétait jeune, et devenu plus âgé, il a donné à l'humanité le splendide spectacle de son courage et de sa force d'âme. Il avait soulevé un monde de superstition vieux de 1260 ans qui l’a écrasé de tout son poids en retombant sur lui.

(3) Page xvinr, toujours de l'introduction, M. Browne dit : « Une année avant son martyre, après la chute de Cheïhk Teberçy et la mort de S. A. Qouddous (1849), le Bâb nomma Mirza Vahya (âgé alors de 19 ans) pour lui succéder sous le titre de Soubh-i-Ezel. La nomination fut explicite et notoire et, à la mort du fondateur (juillet 1850), le jeune gérant reçut la reconnaissance et l’hom- mage de presque toute la communauté babi... L’évidence

- que, à cette période et pour un temps considérable, Soubh-i-Ézel, qui vit maintenant solitaire dans le plus

Je n'ai pas à examiner si la nouvelle loi du Bâb est pratique non, je ne veux pas discuter... l'universalité (1) de cette religion que le Bäâb considère comme évidente puisque sa voix rem-

absolu exil à Famagouste, à Chypre, comme pensionnaire du Gouvernement anglais, tient à l'indiscutable et absolu pouvoir sur l'Eglise babi : c’est absolument décisif. »

Qu'on veuille bien lire un des multiples passages le Bâb parle de lui. Au milieu de la 41° sourate, il dit :

« J'en jure par Dieu ! si tous les gens de la terre et des cieux se réunissaient, pour apporter comme ce livre, ils ne le pourraient pas... Lumière ! Ecoutez ma voix, qui vient du Point du Bâb. En vérité ! Je suis Dieu ! Il n’y a pas de Dieu, sinon moi ! see donc de ce livre ce que vous pourrez.

« O Verbe sublime ! Ecoute le son de ma voix qui vient de celui qui parle en ton être. Moi ! Je suis Dieu ! Il n’ ya pas de Dieu, si ce n’est Moi ! Dis, en vérité, c’est moi la maison illicite de Dieu.

« O gens qui ont effacé tout ce qui est autre que Dieu, entendez le son de ma voix, qui vient de ce jeune Arabe, c'est-à-dire de ce jeune homme qui parla, avec la permis- sion de Dieu, avec moi sur le mont du Sinaï, et c’est ce jeune homme qui fit signe avec nos mains vers Jésus, et, en vérité, l'Evangile descendit des Cieux vers lui. Puis, en vérité, Dieu l’enleva aux cieux pour le conserver jus- qu’au jour fixé, pour révéler le secret qui doit être ré- vélé !... Nous avons fait descendre sur toi avec ce livre cette feuïlle pour que les hommes la récitent la nuit comme le jour et sachent enfin son rang élevé. »

(x) «..… Signs (Ayat) of which he based his claim to King and clergy of Persia, as well as to all parts of the Moham- med World... » E. Browne : The Tariki-i-Jadid, page 345. Il est à remarquer que dans ce paragraphe intitulé : « Histoire du Bâb depuis son pèlerinage à la Mecque

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place celle du Qoran (1); je ne veux pas entrer en discussion pour savoir si, oui ou non, Béha Oullah est un prophète, je n’en sais rien, mais je n'aime pas voir Seyyd Ali Mohammed que je vénère profondément et respecte de tout mon cœur, ainsi détrôné de son rôle de prophète complet.

On a vu d’après les extraits que j'ai donnés que les Béhais considèrent Béha Oullah comme le successeur direct du Bäb qui, encore une fois, ne serait que son annonciateur.

Mais Soubh-i-Ezel émet la prétention d’être lui-même ce successeur et il s'appuie sur une lettre du Bàb que M. Browne a publiée dans son Tarikh-i-Jadid. J'ai fréquenté pendant deux années le solitaire de Famagouste. J’affirme ne l'avoir jamais entendu dire du mal de qui que ce soit. Seul son fils, Rizvan effendi, me raconta que Béha Oullah avait tenté de l'empoisonner lorsqu'il était allé à Saint-Jean-d'Acre. J'ai natu- rellement refusé de croire à ce conte, mais Soubh-i-Ezel, lui-même, au lieu de dénigrer

jusqu’à la mort de Menoutcheher Khan », M. Browne ne parle pas du désaveu du Bâb.

(1) D'ailleurs « annonciateur » ou « prophète », le Bâb vient de Dieu et il.faut une certaine audace à l’homme pour juger une œuvre divine.

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son maître, a tenté de réaliser son intention et a complété le Béyân persan. Je possède un exem- plaire de ce volume.

D'un côté (1), affaiblissement du prestige du Maître incontestable, de l’autre, obéissance et respect à sa volonté (2)...

Lequel des deux est dans la vérité ?

(x) Mirza Houssein Ali reçu à Bedecht, de S. A.la Pure (Qourret Ouaine, le titre de Béha Oullah (Mirza Agha Khan dans son Hécht-e-Béhécht).

(2) Dans The Moslem World (vol. V, 2, avril 1915, New-York), le révérend S. G. Wilson D. D. a publié un article intitulé : « Beharism and religious deception. » Il y prend avec passion le parti créé par Browne. Il eût été bien heureux s’il avait pu lire mon article du Journal asiatique et ces quelques lignes. -

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III. Textes hittites en transcription. (En Dréparalion).

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Les volumes III-IV-V paraîtront en juillet 1933.

DIWEKAR (H.-R.). LES FLEURS DE RHÉTORIQUE DANS L'INDE. Etude sur l'évolution des « Alanhara » ou Ornements stylistiques dans la littérature sanscrite, Paris, 1930, in-8° broché, AN LOS DAB Es Un net SRE MOTTE AE CURE DE *.. 1951,

DUMÉZIL (G.). ÉTUDES COMPARATIVES SUR LES LAN- GUES CAUCASIENNES DU NORD-OUEST (Morphologie). Paris, 1932, in-8° broché, 11-262 pages... ....2, 4. sesece... 80 fr. Le Prix Volney a été décerné à l’Auteur pour ce travail. Préface. Bibliographie. Transcription Ubez, Abxaz, Abzax, Ko-

bardi.— Chap. I. Expression du défini et de l’indéfini. Chap. II. Les noms : désinences et suffixes casuels, postpositions. Chap. III. Les noms : pluriel ; comparatifs et superlatifs ; composition et déri- vation, Chap. IV. Pronoms et éléments prononimaux. Chap. V. Noms de nombres. Chap. VI. Thèmes verbaux. Chap. VII. Indices personnels dans le verbe. Chap. VIII, Suffixes des temps ; expression du pluriel et de la négation ; conjugaison causative ; par- ticules. Chap. IX. Suflixes d’aspects. Chap. X. Participes gé- rondifs ; Coordination infinitifs. Chap. XI. Expressions interroga- tives et relatives ; postpositions à valeur conjonction; formes com- posées avec des auxiliaires ; formes indéfinies.

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HUSAIN (Yusuf). L'INDE MYSTIQUE AU MOYEN AGE. Hin- dous et Musulmans. Préface de Sir Tomas W. ARNOLD. Paris, 1929,:in-6%briesu re PpADEs ET LE esp «=. D0 IT

MACLER (Fr.). QUATRE CONFÉRENCES SUR L'ARMÉNIE FAITES EN HOLLANDE, suivies d’une note sur la Hollande et les Arméniens. Paris, 1932, in-12 broché, 294 pages....... 35 fr. I. L’Arménie proprement dite. Le Pays. Son histoire. Les condi-

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NICOLAS (A.-L.-M.). QUI EST LE SUCCESSEUR DU BAB ? Paris, 1933, in-12, br., 18 pages, L portrait... ... Mt a OL RS

RAOULT (G.). LE PARLER JAPONAIS. Paris, 1932, in-12, relié, TA ES CS PR PAR AC OR TOR ER NE RE Se Fe AOUTAT Syllabaïre japonais Kana. Notions préliminaires. —- Pronon-

ciation. Ordre des mots.

Première partie, Particularités essentielles :

Particules agglutinatives le verbe être adjectifs verbes. Le genre et le nombre dans la langue japonaise. Rareté de l'emploi des pronoms personnels. Pronoms démonstratifs et mots s'yrap- portant. Honorifiques. Auxiliaires numéraux.

Dialogues et proverbes : Généralités, Emplettes cuisine, Le corps humain. Indispositions, maladies. La famille.

Promenades, voyages, etc. Professions, métiers, etc. Cent pro- verbes traduits et expliqués, Entre deux voyageurs. Poids et mesures au Japon. : Seconde partie : Détails complémentaires : Le nom, noms abstraits, mono, koto, mots composés, mots européens. —— L’adjectif, pro- | noms démonstratifs le verbe et ses changements euphoniques, pas- “a sif, causatif, double potentiel, valeur des temps japonais, verbes complétifs et descriptifs préposition conjonction interjec- tion onomatopées. Pour parler japonais. Textes japonais et leur traduction. RENOU (Louis), Directeur d'Etudes à l'Ecole des Hautes Etudes. GRAMMAIRE SANSCRITE. Paris, 1930, 2 vol. in-8° brochés, I. Phonétique. Composition. Dérivation. xvirr - 268 pages. II. Le nom, Le verbe. La phrase. Page 269-576......,...... 235 fr. RENOU (L.). BIBLIOGRAPHIE VÉDIQUE. Paris, 1931, pr. in-8° br., v-339 pages reproduites en photolithographie. 100 fr. Les. numéros «— environ 6.500 au total sont répartis par ordre méthodique en 201 rubriques. Un index des noms d'auteurs ou d'éditeurs facilitera les recherches. ROWLANDS (J.-H.). LA FEMME BENGALIE DANS LA LIT- TÉRATURE DU MOYEN AGE. 1930, in-8° broché, vu-243 pages.,...…, ù DOS OT CEE MOCNCC AN à LUE à À SAUBIN (A.). LEXIQUE ASSYRIEN-FRANÇAIS. Paris, 1928, in-8° relié, 361 pages à deux colonnes ....,.......... 120 fr, KSHAMA ROW. SAT YAGRAHA GITA. Paris, 1932, small 8vol., ‘DD. 1993, Sanskrit texte... 02 AU re ee ee ee 0 LD ÊLe This most remarkable Sanskrit poem of modern India, made still ï more significant as the product of the genius of a Brahmin lady, ae gives in 18 brief chapters, and dignified sober versé of epic meter (of the renowned Bhagavad Gitä), an impartial account of the great National movement in India during the past few years, whose mo- ving spirit is Mahatma Gandhi himself, Apart from its merit as a ve faithful record of events which history will make familiar to the ; world in no remote future, its fluent polished Sanskrit, is eminently suited for the student who wants to have practice in Sanskrit rea- ding which at once rivets the interest ofthe reader with itsstyle and subject matter. It is printed in. clear medium type and extends over 133 pages. The author is Madame Kshamä Row, daughter of the celebrated Sanskrit Pandit who was the editor of so many Sanskrit works in Bombay, a few decades ago.

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